cmamm 2021 semaine 8
– Je reviens vers toi Paul. Depuis que nous nous sommes quittés, je ne comprends toujours pas ce que tu fais, ni l’intérêt que tu peux porter à cette formation. Tu as eu beau me passer le bouquin de Mark J. Vivre Dans la Grandeur, ça me paraît bien compliqué ton affaire…
– Qu’est-ce que tu voudrais savoir… ?
– À quoi te servent donc toutes ces lectures ?
– Écoute un peu je vais te dire JC… Cela fait huit semaines que je suis embarqué dans ce séminaire, pour mieux me connaître, en essayant aussi de comprendre les autres. Et que faisons -nous ? Nous apprenons à Vivre Dans La Grandeur… Et Mark J. a mis à notre disposition sa G.I.R.A.F.F.E. Ainsi, les deux premières semaines, il a été question de Gratitude. Les semaines 3 & 4, il fallait se concentrer sur notre Imagination. Puis les semaines 5 & 6, il a été question de Relâcher nos Croyances Limitatives. Et aujourd’hui, il est temps d’Agir !
– Je suis bien avancé quand tu me dis ça…
– C’est pourtant pas très compliqué…
– Je t’écoute…
– Je reprends JC, parce que je sens que je n’ai pas été très clair…
– En effet Paul…
– … Cela fait 60 ans que je baigne dans mes certitudes, mes a priori, mes succès, mes échecs… le tout bien encadré par mes nombreux apprentissages et expériences de vie (Parents, École, Lycée, Universités, Écoles professionnelles, Armée, Métier, Groupements professionnels, Milieux (associatifs, politiques, culturels et autres…). Ce « conditionnement » a fabriqué ce que je suis avec mes qualités et mes défauts, mes forces et mes faiblesses. Et pendant longtemps, j’ai pensé que j’étais le meilleur, car bien « formé » et que les autres n’avaient pour moi pas grand intérêt. J’avoue avoir été insupportable. Toujours en bagarre contre quelqu’un. Les autres ne m’intéressaient pas. En revanche, j’étais incollable sur l’état du monde. Je suivais les actualités et les infos d’heure en heure. Et ça me plaisait… Un exemple parmi d’autres, à chaque élection, je faisais des calculs, des statistiques, analysant les rapports de force, les alliances possibles et qui il fallait contacter pour rallier des suffrages sur mon candidat, pour le prochain tour… Ainsi, je tirais des plans sur la comète. Ce qui n’avait aucune importance…
– Je vois…
– … J’étais vraiment accro à la politique. Et elle me passionnait. Un jour j’ai eu le déclic. Alors que j’avais 50 ans, Sciences Po s’est ouvert à la formation continue. J’ai passé un entretien. J’ai été retenu. J’étais fou de joie. C’était un rêve que j’avais caressé, alors que j’avais 18 ans. En classe de première, un prof’ d’histoire captivant m’avait fait quitter Tintin pour la lecture quotidienne du journal Le Monde.
– C’est dingue !
– Comme tu dis JC… car à l’époque d’Hubert Beuve-Méry, la grande époque du journal…, celui-ci qui comportait 24 pages, n’avait aucune « réclame », ni photos, ni dessins… que du texte de la première, en haut et à gauche, à la dernière page, en bas et à droite que je lisais sans rien trop comprendre à ce que j’avalais… Ce qui est curieux, c’est que dans notre formation, certain des stagiaires renâclent, parce que dans nos lectures bi-quotidiennes, pour certaines, c’est parfois de la pensée « compacte »… Tu vois, déjà je m’entraînais à cette formation, qui n’existait pas. Je reviens donc à mon expérience de Sciences Po. La formation a duré trois ans sur deux journées. Le mercredi : 10 heures de cours… Le samedi : 8 heures de cours… Je lisais 5 ou 6 journaux par jour. Je te passe les lectures dans toutes les matières. Apprendre. Rédiger les devoirs, à la façon Sciences-Po : introduction, deux parties, deux sous-parties, conclusion en forme d’interrogation. Les examens écrits, oraux. J’avais mon activité professionnelle. Je militais. J’animais des groupes professionnels. Je dormais sur la moquette de mon bureau, 3 à 4 heures par nuit. Avec au final le Grand Écrit en 6 heures, puis le Grand Oral exercice de 20 minutes sur un sujet tiré au sort, devant un jury de 4 personnes… Aujourd’hui, comment mon épouse et mes enfants ont-ils pu me supporter ? … Je me le demande. C’est pourquoi, tous les jours, je les remercie tous de leur patience et surtout de m’avoir laissé cet espace de liberté dans ma vie… Avec une mention toute spéciale pour mon épouse, qui m’a permis « d’assumer mes fantasmes », comme elle dit joliment… Comme tu peux le voir, c’était du lourd, du très lourd. En revanche, ça m’a permis de donner le goût de l’effort, du travail et de la persévérance à nos quatre enfants. C’était une superbe expérience. Toutefois, j’ai arrêté de m’occuper de politique…
– Alors c’est pour ça que tu as entrepris de participer à cet entraînement à la Clef de la Maîtrise ?
– Pour partie oui, JC. Mais surtout avec l’objectif cette fois-ci de penser aux autres, après les avoir ignorés si longtemps. Ce qui colle parfaitement avec la première série de lecture sur La Gratitude. Oui gratitude infinie pour mes parents, mon épouse, mes enfants, mes amis, toujours présents pour les très nombreuse fêtes que nous avons faites ensemble et les problèmes de santé de mon épouse, les voyages en famille aux États-Unis et au Japon… Et la première phrase du « G », qui contribue avec Gratitude Aux Rêves Des Autres et Fait Croître la Grandeur : « Je suis en gratitude d’être, jour après jour, minute après minute, de plus en plus conscient de la générosité infinie qui m’entoure.Chaque moment qui passe est un plus grand honneur de recevoir les cadeaux (…) et les opportunités qui défilent continuellement dans ma vie. »
– Je comprends mieux maintenant.
– Si j’aborde le « I » d’Imagination, là c’est un peu plus compliqué. Car il me fallait retrouver mon monde intérieur, celui de mon enfance, étranger au tumulte et au bruit du monde. Celui de l’innocence et de la confiance absolue en la vie. Non encore pollué, étourdi, enivré par tout ce que nous subissons consciemment et inconsciemment. Et qui mutile gravement notre imagination… « Comment peut-on s’imaginer… » chantait Jean Ferrat… Eh, redécouvrir cette faculté puissante et incroyable de chaque enfant à imaginer l’instant présent, celui de leur monde intérieur. À ce sujet, il y a une phrase très puissante à retenir : « C’est mon imagination qui donne naissance à l’idéal qui devient mon avenir… » surtout que désormais « je connais mon idéal. Il se manifeste car il est bon pour moi, ne prend rien de précieux aux autres, est fondé sur le service aux autres et représente la Source de Tous les Bienfaits avec respect. »
– Ok Paul, maintenant c’est beaucoup plus clair.
– Troisième passage. Celui du « R », soit Relâcher les Croyances Limitatives. Ce qui est parfaitement illustré par la capture de singes par des villageois, qui placent des bananes dans des jarres, munies d’un couvercle, et dans lesquelles ils ont ménagé un petit trou, sur le côté, pour y glisser la main. Le singe peut facilement y introduire la sienne pour saisir la banane, qu’il ne lâche jamais, trop peur de perdre sa banane… Et nous, sommes-nous prêts à relâcher la banane ? Prêts à relâcher ce dont nous n’avons plus besoin pour recevoir ce que nous désirons ? Et l’astuce pour y arriver est toute simple. Il suffit (toutefois ça demande une observation soutenue et constante), il suffit donc de « libérer mon esprit de l’attachement et de l’ego » en commençant par ne juger personne. En effet, « chacun de mes jugements est une forme d’attachement à la personne que je suis et m’empêche de devenir celle que j’ai toujours été destinée à être, celle qui Vit Dans la Grandeur et acquiert la richesse abondamment. » Et ceci entraîne immanquablement une Diète Mentale, où en vigilant observateur de tous les instants « je surveille mes pensées avec une détermination de fer pour ne plus avoir de pensées négatives. » Le tout corroboré par Pas d’Opinion ! Ce qui ne m’empêche nullement de me forger ma propre opinion, si elle est positive, sinon j’ai 7 secondes pour appliquer la Loi de Substitution qui prône ceci. Comme je ne peux penser à deux choses en même temps, si une pensée négative pénètre dans mon esprit, j’essaye de penser, à sa place, à la Source de Tous les Bienfaits. Si c’est trop dur, je me détourne de cette pensée et je pense à autre chose à la place.
– C’est Ok pour moi.
– Alors, achevons, JC, si tu veux bien par où nous en sommes actuellement dans notre progression. Ça coule de source. Il suffit d’entraîner notre subconscient à de nouvelles habitudes. Tout d’abord, je pense à ce que je veux faire. J’imagine ce que je veux faire. Je l’écris. Je promets de le faire. Je lis ce que j’ai écrit. Je réalise ce que j’ai écrit. Enfin je célèbre cette grande victoire d’avoir mené au bout cet engagement avec moi-même. Comme l’heure tourne et que je t’ai pris pas mal de ton temps, je vais faire court. Après toutes ces nouvelles habitudes que je veux ancrer dans mon subconscient j’en arrive à ce que tous nous attendIons. Et la formule magique, la voici. Désormais je sais qu’il y a de la grandeur en moi. Et pour ça je m’efforce toujours de faire de mon mieux. Et « pour faire de mon mieux, je dois savoir quoi faire. Pour savoir concrètement quoi faire dans toutes situations, je m’interroge constamment depuis le point de vue de la personne que j’ai imaginée être moi-même lorsque je pense à mon intention. » Et là vient la question qui va couronner ces deux premiers mois de la Clef de la Maîtrise, dès lors que je sais comment faire pour bâillonner mon ego, alors que ma vieille Empreinte Mentale est dégorgée de toutes ces « tentations, distractions, sollicitations (…) promesses de bonheur illusoires, de bonnes idées et de bonnes affaires… » je me pose tout le temps cette question : » Que fait ensuite la personne que j’ai l’intention de devenir ? »Eh bien, maintenant que j’ai la Bande Annonce de mon film je n’ai plus qu’à lancer la procédure.
« SILENCE » « MOTEUR » « MOTEUR DEMANDÉ » « ÇA TOURNE » « EST-IL TEMPS D’AGIR ? PREMIÈRE » « CLAP » « CLAP! » « CADRÉ »
« ACTION »
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